D'après l'école hanafite, personne n'a le droit de lui imposer le mariage avec quelqu'un. Son père peut éventuellement lui conseiller à ce sujet ou lui proposer un homme. Mais le choix final revient à la femme et à elle seule. L'école hanafite précise clairement que la validité du mariage qui a été conclu sans le consentement (réel, non pas un consentement imposé) de la fille majeure est soumise à l'approbation de celle-ci: si elle accepte de plein gré, le mariage est valide, au cas contraire non. Ibné Abbas (radhia allâhou anhou) rapporte qu'une fois, une jeune fille vint se plaindre au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) que son père l'avait mariée alors qu'elle n'était pas d'accord. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui donna alors le choix (de conserver le mariage ou de le rejeter). (Abou Dâoud). Un autre argument présenté par les Hanafites est le verset du Qour'aane qui dit: "S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre." (Sourate 2/ Verset 230) Dans ce passage, Allah a lié le fait de se marier directement à la femme, sans faire aucune allusion au "Waliy" (responsable légal de la fille en Islam). Cependant, il est recommandé à la femme de déléguer à son "Waliy" la responsabilité de chercher un époux convenable pour elle.
D'après l'école châféite, le père a le droit d'imposer le mariage à sa fille si celle-ci est encore vierge, sous certaines conditions, bien qu'il lui est recommandé d'obtenir d'abord son consentement. Cependant, certains savants de l'école châfeïte précisent que si la jeune femme a déjà choisi un époux qui présente les qualités requises, son père sera obligé de prendre en considération son choix. C'est notamment l'avis de Allâmah Soubouki r.a. (Référence: "Moughniyoul Mouhtâdj" Volume |